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 Le sang et le vin ont la même couleur [Océane + libre]

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AuteurMessage
Aelita
Danseuse, chanteuse et illusionniste
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Messages : 56
Date d'inscription : 10/04/2012
Age : 25
Localisation : Dans les Rues

MessageSujet: Le sang et le vin ont la même couleur [Océane + libre]   Mer 11 Avr - 17:42

« Une nostalgie fantastique. »

Les jours sombres de l'hiver avaient laissés place aux premiers rayons du printemps. Les arbres étaient en fleurs et certains donnaient déjà leurs premiers fruits. Dans les rues d'Hellenos, la foule s'activait afin d'acheter quelques provisions ou travailler un peu criant pour vendre ceux qu'ils avaient. Parmi toutes ces voix, et ce remue ménage, on pouvait aussi entendre un peu de musique.

Au milieu de la rue principale, un petit groupe s'était formé en arc de cercle. En son centre, un homme assit sur le trotoire jouait du bouzouki, en regardant une jeune fille danser. Aelita tournoya sur elle-même. Les voiles de sa jupe volèrent et restèrent en suspension quelques instants avant de retomber sur ses jambes.

Cela faisait des années que la jeune fille dansait pour gagner son pain et survivre et les temps étaient particulièrement difficiles. Cependant, le don inné de la jeune fille pour la danse, la musique et l'art de l'illusion l'aidait à tenir le coup. Parfois, quelques riches, seigneurs s'arrêtaient et regardaient le spectacle que la bohémienne faisait pour le plaisir des yeux des passants. Mais ce que la jeune fille ignorait c'est qu'elle était observée par les dieux.

Tapant sur son bédir, sautillait en rythme et ballancait ses hanches d'un côté puis de l'autre. Dans ses yeux, brillaient de petites lueurs d'espoir, qu'un jour elle puisse quitter sa misérable mais libre vie. Les normes sociales ne la touchaient pas et la laissait de glace. Aelita faisait parti d'un peuple à part. Des gitans... Hommes et femmes du voyage.

La musique s'arrêta enfin et s'inclina. La foule commença à se disperser et Aelita à rammasser les pièces d'or qui lui avaient été lancer tandis que son ami se levait et commençait à partir en se mettant à jouer une petite mélodie. La jeune danseuse se redressa et se dirigea vers la sortie de la ville, en direction de la Forêt des Nymphes.

C'était la première fois qu'elle s'y rendait mais quelque chose l'y appelait. Est-ce les contes fantastiques qu'on lui avait raconté lors de sa tendre enfance ? Sûrement... Lorsqu'elle fut devant la forêt, elle regarda les premiers arbres et esquissa un sourire avant d'entrer d'un pas lent commme si le fait d'entrer était interdit.

Aelita s'enfonça plus profondément et laissa ses pas la guider. Les senteurs de la vieille forêt emplirent ses narines et la plongèrent dans un état de nostalgie. D'une petite voix elle commença :

Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne, bohémienne
Qui peut dire où je serai demain
Bohémienne, bohémienne
c'est écrit dans les lignes de ma main

Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne, bohémienne
Qui peut dire où je serai demain
Bohémienne, bohémienne
c'est écrit dans les lignes de ma main

Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne, bohémienne
Qui peut dire où je serai demain
Bohémienne, bohémienne
c'est écrit dans les lignes de ma main
c'est écrit dans les lignes de ma main

Hors Rp ~ Je ne suis pas doué xD

_________________


Dernière édition par Aelita le Sam 19 Mai - 20:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le sang et le vin ont la même couleur [Océane + libre]   Mer 11 Avr - 18:44

Quand Océane se réveilla ce matin-là, tout paraissait normal. Enfin, aussi normal que le pouvait être la vie de la jeune fille. Des cris, des coups, tout ça lui était familier, même si elle ne s'y était jamais vraiment habituée. Pas vraiment, en tout cas. Le fils unique de la famille d'accueil dans laquelle elle vivait entra en criant dans sa chambre. Il adorait embêter la jeune aveugle, et il savait qu'il ne risquait rien. C'était un enfant gâté, choyé comme pas deux par une mère poule et un père surprotecteur. L'amour qu'ils lui donnaient était complètement en opposition avec la froideur avec laquelle ils traitaient leur fille adoptive.

Éric - c'était ainsi que s'appelait son demi-frère, qu'elle n'avait jamais considéré comme tel - se jeta sur son lit en criant aux oreilles d'Océane, ce qui la réveilla en sursaut. Tout heureux d'avoir une fois de plus gâché son réveil, il sortit en sautillant. Un soupir s'échappa des lèvres de la jeune fille. Mais que pouvait-elle y faire ? Elle savait qu'elle n'y pouvait rien et elle était obligée de subir ce traitement. Son optimisme naturel aidant, elle y parvenait en général assez bien. Mais aujourd'hui, comme cela lui arrivait quelques fois, le souvenir de son père la hantait. Le cri qu'il avait poussé, son dernier... Leur petite île déserte, le sable chaud sous ses pieds nus... Tout ça lui manquait à un point inimaginable.

Elle se leva finalement et s'habilla silencieusement. Elle savait très bien la journée qu'elle passerait. Dehors, une fois de plus. Où irait-elle ? Son inconscient lui criait de s'enfuir loin, très loin. Mais où pourrait-elle alors aller ? Elle n'avait rien ni personne. Alors comme tous les jours, elle rentrerait le soir, se ferait crier dessus et repartirait se coucher, avec une journée similaire qui l'attendrait. Océane descendit prudemment les escaliers, sa canne d'aveugle en main. Immédiatement, les cris de sa famille d'accueil l’atteignirent, et elle baissa prudemment la tête.

Au bout d'une demi-heure, elle s’était une nouvelle fois faite chassée. Avec un nouveau bleu sur le bras. Mais au moins, elle avait mangé. C'est en tout cas ce qu'elle se répétait pour se convaincre que ce n'était pas si grave tandis qu'elle marchait dans les rues, comme une ombre silencieuse, en luttant contre les larmes. Elle ne faisait attention à rien d'autre, ce qui la fit percuter un homme qui s'était arrêté au milieu de la rue pour, semblait-il, écouter et regarder quelque chose. Il commença par lui crier dessus, puis s'arrêta en voyant sa canne d'aveugle. Il se contenta alors de se retourner en l'ignorant. Océane entendait la musique, une jolie musique. Elle était sans doute passée devant un de ces innombrables chanteurs et danseurs de rue qui cherchaient à gagner leur vie d'une manière ou d'une autre. Comme la jeune fille aurait aimé voir quelqu'un danser ! On lui disait souvent que c'était magnifique, presque magique. Et elle ne pourrait jamais contempler un de ces spectacles...

Ses pas la conduisirent finalement vers la forêt. C'était l'endroit où elle venait souvent. Elle n'avait pas peur et, au fur et à mesure que passaient les semaines, avait appris à s'y retrouver presque parfaitement. Océane s'y sentait bien. Les bruits, l'odeur, lui rappelaient son île. Elle pouvait se permettre d'être elle-même. La jeune fille ouvrit les bras pour mieux sentir le vent qui lui frôlait le visage, les bras. Un des nombreux petits plaisirs qu'elle savait savourer pleinement.

Au bout d'un long moment, elle s'assit sur une branche d'arbre basse, posa sa canne contre elle et se pencha pour ramasser des cailloux. Elle les soupesait, les comptait, les touchait, les tournait et retournait dans ses mains comme pour en apprendre la forme. La demoiselle s'imaginait quelles couleurs ils pouvaient avoir. Soudain, elle entendit quelqu'un chanter. D'abord doucement, puis un peu plus fort. C'était une belle chanson; Océane tendit les oreilles pour ne pas en perdre une miette.

Puis, à la fin de la chanson elle essaya d'imaginer qui pouvait chanter avec autant d'aisance et de beauté. Elle s'imagina une jeune fille douce, pleine de nostalgie. Mais sûrement se trompait-elle. Elle n'était pas très douée pour savoir du premier coup comment étaient les personnes qu'elle rencontrait. Ignorant si elle commettait une erreur, elle murmura, doucement, timidement, pareillement au souffle du vent dans les branches.

- C'était vraiment joli. Vous êtes douée.

Bien sûr, elle n'avait pas perdu sa méfiance envers le monde. Simplement, elle pensait que quelqu'un qui chantait aussi bien ne pourrait pas faire de mal à une jeune aveugle comme elle. Si ? Machinalement, prenant soudain conscience qu'il ne devait y avoir personne à des lieues à la ronde, elle toucha ses nombreux bleus au bras, bien visibles avec sa robe légère, et attendit anxieusement une réponse, espérant ainsi localiser la source de la voix qu'elle avait entendue chanter peu auparavant. Et écoutant aussi les bruits de pas. Si jamais la personne se rapprochait brusquement d'elle, elle ne serait pas surprise...
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