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 Marionnette au cœur trop pur, maître à l'esprit trop vil [pv Cassandre]

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Calypso
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MessageSujet: Marionnette au cœur trop pur, maître à l'esprit trop vil [pv Cassandre]   Mar 15 Avr - 23:53

♦Marionnette au cœur trop pur, maître à l'esprit trop vil♦
Calypso/ Cassandre


L'agora. C'était un lieu de vie où la population proliférait, le jour comme la nuit, l'hiver comme l'été. La foule y était si dense qu'on pouvait s'y perdre, et aujourd'hui ne faisait pas exception. En réalité, jamais la réputation de l'agora n'aurait pu être aussi vraie. Elle était si véritable, en réalité, que peu de gens remarquèrent que deux individus jouaient au chat et à la souris. Le premier courrait à toute vitesse, esquivant chaque personne, passant entre les jambes des plus grands. Habile, il était petit, chétif, et tenait en ses mains une bourse. Sur sa tête se dressait un amas de cheveux roux, dressé sur sa tête d'une telle manière qu'on aurait cru que Zeus lui même y avait jeté ses foudres. Haletant, il jeta un coup d'oeil derrière lui. La raison de cette précipitation? Cette pochette de cuire qui menaçait de jaillir de ses paume à chaque pas n'était pas la sienne...

Non loin, une jeune fille courrait. Dans la fleur de l'âge, un foulard déroulé sur sa tête à la manière d'un capuchon protégeait néanmoins son minois des regards indiscrets. Sa tunique brune menaçait de trop en laisser voir tant elle était courte. Mais la jeune fille n'en avait que faire. Sa bourse était désormais entre les mains de ce voleur. Seulement ce dernier, malgré son jeune âge, semblait plus endurant. Cela n'avait rien d'étonnant. Bien qu'elle appréciait la marche, la jeune fille n'avait jamais été de ces grands athlètes. Elle avait beau fendre les mers de sa queue de poisson, sur terre, avec de si frêles jambes, elle restait impuissante. Criant, Hurlant à s'en abîmer les cordes vocales, elle sommait le garçon ne s'arrêter. Si seulement elle avait été plus vigilante...

Quelques minutes plus tôt, elle avait aperçue une magnifique tunique en vente. De la teinte du jade, sa coupe unique avait tout de suite tapé dans l'oeil de la belle. Seulement un éclair roux avait fusé vers elle et s'était emparé de son argent. Elle voila qu'elle lui courrait après, sans grand espoir de retrouver ce qu'on lui avait prit. Pourtant, malgré le découragement, malgré les regards braqués vers elle qui la troublait tant, elle continuait de courir. Car une jeune fille, Calypso, n'aimait pas qu'on la déshonore... Et cette jeune fille était justement Calypso...

Ses jambes lui faisaient mal, de petites ampoules venaient naître là où frottaient ses sandales. De ses bras frêles, elle repoussait les obstacles qu'était les passants, mais elle perdait inéluctablement cette course. La distance entre elle et le voyou grandissait, et cette foule n'arrangeait rien. Soudain, la belle andouille trébucha sur un pavé, et chuta. Elle parvint à arrêter son plongeon de ses mains et de ses genoux. Les deux furent immédiatement écorchés, mais c'était le cadet de ses soucis. La rage luisant dans ses yeux, la sirène se releva et continua de courir. Seulement le rouquin était déjà loin. Il fallait se rendre à l'évidence. Sa course se stoppa sur cette pensée et la jeune fille serra les poings. Indignée, bouillonnante de rage, elle jeta un regard mortel à la chevelure rousse et sortit de la foule, préférant de loin s’asseoir sur un banc pour reprendre son souffle. Là, bras croisés sur sa poitrine, elle fulminait, maudissant intérieurement l'objet de ses tracas.
Détrousser les gens ainsi... Ce genre d'actes était bien de ceux qui lui faisaient perdre foi en l'humanité...

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Cassandre
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MessageSujet: Re: Marionnette au cœur trop pur, maître à l'esprit trop vil [pv Cassandre]   Jeu 23 Oct - 1:29

Que ne ferait-on pas pour obtenir ce que l’on désire ? Telle était la question que je me répétais sans cesse depuis que le jour s’était levé. Sans doute me serais-je désisté si l’objet de ma convoitise n’était pas aussi important à mes yeux. Non pas qu’il revête une quelconque valeur sentimentale ; après tout, il appartenait originellement à une déesse du camp adverse, qui ne partageait absolument pas ma vision du monde. Mais cette idiote avait eu le malheur de confier une relique de cette importance à une vulgaire sirène. J’avais beau y avoir réfléchi durant des semaines, je ne comprenais toujours pas le but de la manœuvre. S’était-elle prise d’affection pour la jeune fille ? De tout temps, les dieux avaient commis des erreurs pour cette même raison. S’attacher à quelqu’un, ce n’était rien d’autre que de devenir faible, fournir un meilleur moyen à nos ennemis de nous atteindre. Visiblement, certaines personnes l’ignoraient encore. De quelque manière que ce soit, ce n’était pas mon cas. Jamais encore je ne m’étais permis le luxe de tisser une quelconque amitié. Aujourd’hui, cela allait changer.


Jamais je n’aurais cru prononcer de telles paroles un jour, mais l’enjeu cette fois-ci était bien trop important pour que je l’ignore. Une dague possédant le pouvoir immense de ne jamais rater sa cible. Il était évident que j’entende parler de cette arme extraordinaire, mon Père m’avait déjà confié quelques anecdotes à propos de celle-ci, renforçant d’autant plus l’immense désir de l’obtenir qui me tiraillait depuis des années. Il fut donc normal pour moi de chercher à en savoir plus sur l’endroit et surtout la personne qui détenait une telle merveille. Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’eus énormément de mal à retenir le rire qui s’échappa de mes lèvres lorsque j’appris grâce à mes humbles serviteurs de l’au-delà que la détentrice de ce petit bijou n’était qu’une banale sirène sans défense. Lui dérober aurait été tellement aisé ! Il aurait suffi que j’attende qu’elle parcoure les rues de la ville ; je me serais dissimulée derrière un mur, ou aurait prétendu être occupée à discuter avec l’un des passants. J’aurais guetté sa venue du coin de l’œil, et lorsque finalement, elle serait passée près de moi, je l’aurais bousculée « accidentellement », aurait feint de tomber de manière à ce qu’elle propose de m’aider, et discrètement, lui aurait volé la dague que je désirais tant. Tout ceci, ce plan élaboré en quelques secondes aurait pu se révéler efficace ; mais il n’aurait pas suffi à me satisfaire.

Je n’avais jamais aimé la facilité, encore moins jouer le rôle d’une vulgaire voleuse. Non, je voulais faire en sorte que la jeune fille s’y attende le moins, qu’elle ne me voie pas venir. Je voulais qu’elle me la confie d’elle-même, comme elle se l’était vue confier auparavant ; je voulais qu’elle provoque sa propre perte.

Si mon plan pourrait paraitre cruel, je savais au fond de moi que je ne ressentirais aucun remords à l’appliquer. Peut-être aurais-je regretté d’infliger un pareil sort à n’importe quel créature vivante, mais celle-ci ...Celle-ci n’était rien de moins que la progéniture de Poséidon, l’un des hommes ayant forcé mon père à vivre cloitré sous terre dans un royaume craint par tous, un dieu qui n’hésiterait pas à lui faire du mal s’il en avait la possibilité. Tout ce qu’il désirait, à l’identique de son frère Zeus était d’un jour voir la chute de mon géniteur. Ils avaient beau se proclamer meilleur que le dieu des enfers, ils n’en restaient pas moins des monstres sans cœur.
Aussi n’aurais-je aucun scrupule à me jouer de l’une de ses descendantes. Lier une amitié avec une personne que je haïssais de tout mon être aurait beau être une tâche difficile, mais j’espérais être assez bonne actrice pour jouer mon rôle jusqu’au bout. Après tout, même si se moquer d’elle faisait parti des récompenses que j’obtiendrais à la fin de toute cette histoire, je n’en oubliais pas mon but premier. Je comptais bien repartir avec ma lame lorsque je briserais le cœur de cette pauvre fille.

C’est suivant le plan qui s’était formé au sein de mon esprit que j’arpentais aujourd’hui l’Agora, grande place centrale où la population affluait, comme d’ordinaire. Pour n’importe qui, ce jour-ci ne différerait pas des autres, ce ne serait rien d’autre qu’un jour comme un autre, banal. Pour moi, il était particulier : il représentait le premier jour durant lequel je me sacrifierais pour le bien d’une cause qui me tenait à cœur : l’obtention de ma dague. Pour cela, j’allais aujourd’hui commencer à tisser les liens qui me rattacheraient à la jeune sirène. Je m’étais renseignée durant des jours, et avait finalement obtenu de mes serviteurs une information importante que je comptais bien utiliser à mon avantage. On m’avait rapporté que la personne que je recherchais se trouvait ici même, se promenant tranquillement parmi les étals marchants. C’était pour moi le moment ou jamais d’agir.

La suivant de près sans pour autant me faire remarquer, j’entrepris de surveiller ses moindres mouvements de façon à déterminer le meilleur moment pour agir. Je n’avais jamais été très douée pour engagé une conversation. Comment donc devrais-je obtenir un premier contact avec elle ? Devais-je tout simplement l’interpeller ? Peut-être lui demander son avis sur l’un des produits vendus par les commerçants qui nous entouraient ? Perdue dans mes réflexions, je faillis manquer d’apercevoir la scène qui se jouait presque sous mes yeux : un enfant venait sans discrétion aucune de lui dérober sa bourse. Un sourire se dessina sur mon visage lorsque je songeais à l’opportunité qui s’offrait à moi : aujourd’hui, le destin devait être avec moi !

Sans prendre la peine de l’aider à courir après le garnement, je claquais des doigts, envoyant les âmes à mon servir chercher l’argent que la demoiselle venait de perdre. A travers la foule, il était certain que personne ne remarquerait d’où ceux-ci provenaient. Finalement, cette place bondée pouvait être utilisée à son avantage.
Lorsque mes serviteurs revinrent à leur maîtresse, m’apportant ainsi l’objet perdu par la sirène, je ne pris pas la peine de m’enquérir du sort qu’ils avaient réservé au garçon. A vrai dire, je n’en avais que faire. Il avait beau m’avoir rendu un grand service, il ne faisait plus parti du plan à partir de maintenant.

La bourse de la jeune femme avec moi, je la cherchais rapidement des yeux, pour la trouver assise sur un banc, certainement à ruminer par rapport à sa perte. Parfait, je n’avais plus qu’à la trouver, lui rendre son argent, et partir de cela afin d’entamer une véritable conversation.


-Je crois que cela t’appartient, m’adressais-je à elle, tout en me forçant à afficher un sourire qui puisse paraître sincère à ses yeux.

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Calypso
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MessageSujet: Re: Marionnette au cœur trop pur, maître à l'esprit trop vil [pv Cassandre]   Mar 7 Juil - 0:47

Le souffle de la demoiselle, plus régulier, s’apaisa enfin. Son cœur reprit un rythme de course plus banale. Mais ses pieds lui faisaient mal. Maudites chaussures ! Qu’il était désagréable de n’être bien ni sous le visage de la sirène, ni sous celui de l’humaine. Cette journée, bien embêtante, semblait marquer le destin de la sirène pour tous les tracas qu’il lui causait. Mais Calypso avait là un bien traitre défaut. Elle ne croyait pas au changement du destin. Voilà pourquoi, en voyant une demoiselle inconnue se montrer, et s’immobiliser face à elle, sa mine ne put afficher qu’une surprise des plus grandes.

-Je crois que cela t’appartient, déclara-t-elle en lui tendant une bourse.

Les mirettes de la sirène s’en virent agrandies. Son argent ! Celui-là même dérobé par un voleur. Mais comment se faisait-il que… Comment avait-elle.. ? Etonnée, la Calypso ébahie leva des yeux ronds vers l’inconnue. Cette dernière, un sourire figé sur ses lèvres écarlates, possédait une bien sombre beauté. L’épiderme, pâle, luisait au soleil de sa teinte porcelaine, tandis que sa chevelure d’ébène dévalait doucement ses épaules. Une telle douceur, face à cette apparence ténébreuse creusa un contraste qui rendit la nouvelle venue à la fois étrange et intrigante. La sirène hésita même un instant. Pouvait-elle vraiment se saisir de sa bourse ? Pourtant, la jeune fille semblait la lui rendre, sans intention dissimulée, ni piège tendu. Elle la prit donc délicatement, la soupesant doucement. Elle était pleine. Ebahie, et un cocktail de joie, de soulagement et de gratitude enflant dans sa poitrine, elle leva les yeux vers sa sauveuse.


-Je… Merci… Mais… Comment tu as… fait ? On me l’avait volée…

Un soupçon de doute s’insurgea dans son crâne. Et si l’inconnue et l’enfant roux, en parfaits complices, lui tendaient un piège ? Cette pensée lui sembla immédiatement dérisoire. Si cette jeune femme se révélait être une complice, pourquoi n’aurait –elle pas gardé l’argent ? Y avait-il seulement quelque que chose de plus que Calypso ne pouvait lui donner ? La demoiselle, à dire vrai, ne voyait aucun profit à lui rendre son bien. Alors, il en était ainsi ? Cette dame lui avait-elle redonné ce qui était sien par pure gentillesse, sans intérêt aucun ? Cela aussi lui semblait dérisoire. Son histoire avait su lui apprendre que très peu de gens n’agissaient pas par intérêt. A vrai dire, toute distante qu’elle pouvait se montrer, la demoiselle n’en connaissait aucun. Peut-être un certain Julien, mais elle le connaissait trop peu pour en juger. Enfin, le principale ne demeurait pas là. Il prenait son sens dans cette bourse qu’elle tenait maintenant dans ses mains. Peut-être lui faudrait-il se montrer poli envers cette inconnue, juste assez pour lui témoigner sa gratitude. Mais sans excès. Elle ne désirait pas créer de lien trop fort. Cela lui faisait peur, à dire vrai.

-Je… Merci, vraiment… Comment est-ce que tu t’appelles ? Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour… pour te remercier ?

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