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 AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN

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Alexander Théo

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Messages : 10
Date d'inscription : 07/04/2011

MessageSujet: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Jeu 7 Avr - 12:36

Alexander Théo


    Nom : Aucun, puisque cela ne fait pas partie de la tradition de donner un nom à un esclave.
    Prénoms : Alexander, en l'honneur d'Alexandre le Grand, et Théo, qui ajoute encore à la gloire du premier prénom.
    Race : Humain
    Âge : 19 ans
    Métier : Affranchi / Vagabond
    Armes : Alexander ne sait pas se battre, aussi n'a-t-il pas d'arme avec lui. Il peut éventuellement se défendre avec un bâton de marche.
    Pouvoirs : Il n'en a aucun.
    APPARENCE.
    1m75. Forte musculature grâce aux travaux des champs, mais un peu maigre malgré tout parce qu'il n'a pas toujours suffisamment à manger. Peau hâlée par le soleil. Cheveux blonds bien entretenus. Yeux verts lumineux, regard un peu triste. Visage engageant, presque noble parfois, la souffrance s'y lit. Aspect d'ensemble très minable, plutôt négligé. Habits rapiécés et décolorés. Un pilos souvent sur la tête.

    CARACTÈRE.Un peu rêveur. Très croyant, foi très grande, faisant preuve d'une grande ferveur religieuse. Tendances parfois suicidaires. Indifférent, parfois hautain. Adorateur de la liberté. Plutôt pacifique. Courageux. Soucieux des autres. Généreux. Volontaire. Pas forcément bien intégré à la société, mais fait des efforts. Aime avoir un regard d'ensemble sur la situation. Ne baisse jamais les bras. Considère l'amitié comme une valeur fondamentale. Ne craint que la colère des dieux. Supporte bien la souffrance et la privation. Ne court pas après les richesses. Se satisfait de ce qu'il a. Ouvert d'esprit.

Histoire
    « Alexander Théo ? Ne trouves-tu pas que ce nom est un peu... prétentieux ? »

    Ce jour-là était celui de la rencontre avec celui qui allait devenir son maître, Arsenios. Alexander était né quelques heures plus tôt, fils d'une des esclaves de celui-ci. Le bébé avait la peau plissée et un peu jaune. Il semblait si fragile que l'étonnement d'Arsenios était compréhensible. Un nom aussi glorieux pour un nouveau-né minuscule ? Cela s'avérait d'autant plus impensable en tenant compte des origines d'Alexander. Eulalia ne tenta même pas de se justifier.

    « À vrai dire, c'était volontaire.
    - Bien sûr. Alexandre III de Macédoine. La fierté de votre patrie. C'était prévisible. Passe encore. Mais Théo ? Veux-tu faire concurrence à nos dieux en l'appelant aussi par ce nom ? Ce choix est ridicule.
    - Bien au contraire, c'est leur faire honneur. Mon fils sera fidèle aux dieux. Je lui apprendrai à les respecter plus que ce qu'aucun autre homme n'aura fait. Il travaillera bien, avec zèle et application, parce qu'il aura à cœur de ne pas se rendre indigne d'eux. Tu feras ce que tu voudras de lui et il t'obéira. Voilà ce que représente son nom. Il sera le meilleur. »

    Le soupir d'Arsenios montra sa résignation. Bien qu'il soit tenté de la considérer comme folle, il aimait beaucoup l'idée de faire d'Alexander un homme travailleur et respectueux, un esclave parfait. Et puis, ce nom n'était pas si mal, en fin de compte... Va pour Alexander Théo.

    Et puis le bébé grandit. Il perdit ses formes potelées quand il apprit à marcher. Très rapidement, il fut capable de s'exprimer avec des mots simples. Il aidait alors les femmes en cuisine en effectuant quelques petites tâches qui n'étaient pas très difficiles, comme faire la vaisselle, couper des légumes ou aller chercher de la nourriture dans la réserve. Petit garçon enthousiaste, il débordait d'énergie, à tel point qu'il ne tenait jamais en place.
    Dès lors qu'il n'avait plus rien à faire, le petit s'éloignait de sa mère pour partir en exploration. Le jardin était son lieu de loisirs préféré. Il était bien entretenu par les jardiniers, et on y trouvait de nombreux endroits pour se cacher. Les plantes diffusaient une odeur agréable, les arbres créaient une ombre délicieuse par temps chaud, on pouvait même y être protégé de la pluie, les rochers faisaient de bons compagnons de jeu. Mais ce qui obnubilait le plus Alexander était la petite source d'eau autour de laquelle était bâtie la maison. Quelques poissons y nageaient, que le petit essayait toujours d'attraper, sans grand succès toutefois. Alors il plongeait tout habillé et appréciait la sensation de l'eau sur sa peau. Un monde aquatique s'ouvrait sous ses yeux émerveillés. Il y serait bien resté, mais il y avait toujours une grande personne pour agripper sa tunique mouillée et le ramener en arrière. Généralement, cette personne était un jardinier, mais parfois, il arrivait que ce soit sa mère. Si le jardinier se contentait de l'expulser, pestant contre le petit garçon qui avait éclaboussé les alentours de sa source, sa mère se montrait beaucoup plus sévère. Il était souvent privé de dîner.
    Durant sa petite enfance, sa mère lui enseigna le respect des dieux, comme elle l'avait promis à son maître. Tout d'abord, elle lui présenta les différents dieux de l'Olympe, leur fonction, leurs histoires, ainsi que les divinités mineures telles que les nymphes. Ce n'est que bien plus tard qu'il apprit que sa mère avait été une prêtresse autrefois, ce qui expliquait sa connaissance des mythes et l'importance qu'elle accordait à la religion. Elle l'emmenait aussi souvent qu'elle le pouvait aux temples. Les statues et les pierres précieuses impressionnaient le petit garçon. Si seulement il pouvait vivre parmi elles ! Il se sentait si bien dans ces lieux sacrés, comme s'il était en contact avec quelque chose d'infiniment plus grand que lui. Sa mère lui avait répété que les dieux ne venaient voir que les hommes nobles et dignes, à moins qu'ils ne nous mettent à l'épreuve pour des raisons qui nous échappent, que leurs visites sur terre étaient toujours discrètes, qu'il était impossible de connaître leur véritable aspect, à moins d'être un héros. Elle s'accordait avec Alexander pour dire que dans un temple, cette distance entre les hommes et les dieux était la plus fine. Ils sentaient leur grandeur malgré leur absence, et ils agissaient toujours avec déférence envers eux. Ces sorties privilégiées apaisaient le petit garçon. Il en ressortait toujours plus sage et serein.

    Lorsqu'il fut jugé suffisamment fort, Alexander fut envoyé aux champs pour travailler avec les esclaves de son maître. C'était un honneur de travailler là-bas ; on disait volontiers qu'un homme s'illustrait par son talent et son courage au combat, par la prospérité de ses affaires, en particulier grâce à l'agriculture. Y contribuer avait quelque chose de passionnant. Le métier était rude, en particulier pour un enfant. Le travail était monotone, mais intense. Il fallait résister à la paresse et à la douleur, tout ceci dans un but purement productif. Il y avait de quoi être fier. Quand Alexander voyait le fruit de son travail, il se disait toujours qu'il n'avait pas travaillé pour rien. Le travail aux champs avait l'avantage de développer sa musculature afin de l'adapter aux difficultés de sa condition. Porter de lourdes charges, manier des outils peu ergonomiques, effectuer à la chaîne les mêmes gestes étaient sa réalité, et il s'en acquittait très bien. Sous le soleil, sa peau prenait une jolie couleur dorée, lui donnant bonne mine. Lorsqu'il rentrait le soir, on aurait presque pu croire qu'il était heureux.
    Alexander aimait beaucoup son travail, mais il ne s'y épanouissait pas. À un âge où les enfants recherchent la compagnie de leurs pairs pour jouer, Alexander était immergé sans cesse dans un monde d'adulte, dominé par ceux-ci, dans lequel les préoccupations de tous étaient celles d'un adulte et non celles d'un enfant. Vivre en plein air était agréable, et il était facilement contaminé par l'humeur générale, qui était allègre par beau temps. Pourtant, ce n'était pas ce qu'il aurait voulu. Il était fier de travailler comme un homme, mais ce n'était que le travail d'un esclave. Il appréciait la fraîcheur des champs, mais il ruinait déjà sa santé en effectuant un travail trop rude. Il aurait désiré travailler dans un temple. Il ignorait ce qu'il y aurait fait, mais le cadre le rassurait. Lorsqu'il serait rentré, il aurait encore été en pleine forme. Il aurait pu s'échapper pour voir des enfants des rues. À la place, il s'effondrait comme une masse dans la cuisine où sa mère lui donnait à manger en silence. Elle ne s'intéressait jamais à ce qu'il faisait de la journée. Parfois, il voulait se rendre à la source, mais on le lui interdisait formellement. Ce n'était pas sa place, aussi n'avait-il pas à s'y rendre. Quelques soirs, sa mère avait pitié de lui et l'emmenait au temple. Il finissait toujours par s'y endormir, comme si l'atmosphère qui y régnait était la plus douce des berceuses.

    Tandis qu'il approchait l'adolescence, Alexander se renforça. Il put travailler plus dur et plus longtemps. Il s'était résigné à sa vie dans les champs, si bien qu'il s'en accommodait du mieux qu'il le pouvait. Une certaine grâce commençait à s'exprimer dans ses mouvements. Malgré la difficulté de son labeur, son corps était bien proportionné. Pour un peu, il aurait pu ressembler à ces jeunes hommes libres et nobles qui passaient leurs journées à sa battre et flâner. Les yeux lumineux d'Alexander ajoutaient encore à son charme. Certains disaient même qu'il était protégé des dieux. C'était sans doute l'explication la plus logique qu'ils avaient trouvé pour comprendre le dévouement du jeune homme envers ceux-ci et le temps incroyablement long qu'il passait à visiter leur temple. En réalité, il fallait plutôt attribuer ce comportement à l'éducation de sa mère qui, en sa qualité d'ancienne prêtresse, était déjà elle-même dévouée aux dieux. Elle avait voulu leur offrir ce qu'il lui restait de meilleur : son fils, cette petite merveille qui avait grandi dans son ventre, qui avait pris vie grâce à elle, qui s'était transformé en petit garçon espiègle, puis en jeune homme grave et solennel. Un être au cœur aussi pur qu'elle. Quand elle le voyait rentrer le soir, elle en était fière.
    Parfois, il s'échappait. Il se rendait souvent aux temples, où on le voyait prier. Mais quelques fois, son échappatoire était plus secret. C'était la nature elle-même qui l'accueillait en son sein. Il parcourait les chemins boueux qui longeaient les champs avant de s'enfoncer dans la forêt. Il avait parfois l'espoir d'apercevoir une nymphe, mais il savait qu'il n'en aurait jamais l'occasion. Pourquoi s'approcheraient-elles autant des humains ? Il observait alors les animaux sauvages dans leur environnement naturel. Alexander leur enviait cette liberté de mouvement. Ils pouvaient se rendre où ils le désiraient, faire ce qu'ils voulaient. Ils ne travaillaient pas pour un autre, uniquement pour eux-mêmes et leurs proches. Cette vie simple était certes dangereuse, mais Alexander savait que la liberté supposait l'insécurité. Qui plus est, s'éloigner ainsi de son travail était déjà dangereux pour lui, puisqu'à chaque fois que son absence était remarquée, il se faisait punir. Il appréciait l'idée de voler du temps à son maître. Pourtant, tout ceci s'effectuait toujours en dehors de la maison. Lorsqu'il rentrait et que sa mère l'accueillait en silence, il ne lui disait jamais ce qu'il avait fait. C'était comme un secret qu'il partageait avec tout le monde, sauf elle. Le pire dans cette histoire était sans doute qu'il n'éprouvait aucun remord à lui taire la vérité.
    Cette vie s'acheva brutalement avec la mort de sa mère. Un soir, lorsqu'il rentra, il ne la vit à son poste habituel. On lui apprit qu'elle était morte subitement d'une crise cardiaque, et que personne n'avait pu y faire grand chose. Elle reposait à l'arrière de la maison. Ce n'est qu'en voyant son corps sans vie qu'il comprit qu'il l'avait véritablement perdue. Il s'assit à côté d'elle sans oser la toucher. Elle semblait dormir, mais elle ne se réveillerait jamais de ce sommeil profond. Cette réalité était difficile à admettre. Ses sentiments étaient confus, Alexander oscillait entre la tristesse, le désespoir, la colère, l'incrédulité. Il se sentait tout simplement bouleversé. Il ne voulait voir personne, aussi chassa-t-il tous ceux qui venaient le voir pour le réconforter. Il refusa également de manger et d'aller se coucher : tout ce qu'il voulait, c'était passé la nuit aux côtés de celle qui l'avait mise au monde.
    Alexander finit par s'endormir à ses côtés. Sa main glissa jusqu'au corps de sa mère, où il recouvrit la main de la défunte. Il ne s'aperçut de la force de ce symbole que le lendemain, au réveil.

    « Qu'est-ce qu'il a fait, cette fois ?
    - Il s'est jeté dans le ruisseau et s'est laissé emporté par le courant. »

    Arsenios était de mauvaise humeur. Pour la cinquième fois ce mois-ci, Alexander avait tenté de mettre à fin à ses jours, et, comme si ça ne suffisait pas, en pleine nuit. Arsenios sentait bien que cette situation était critique. Lorsqu'on ramenait le corps inanimé d'Alexander, la maisonnée était toujours en émoi, si bien qu'il était réveillé par les cris d'angoisse de ses esclaves. Il savait que ceux-ci étaient attachés au jeune homme, mais il n'en approuvait pas pour autant leur comportement. Il se rendait bien compte qu'ils étaient moins efficaces depuis quelques temps, et beaucoup moins productifs. La faute à Alexander, évidemment. Pourquoi celui-ci ne réussissait jamais à se tuer ? Sa mort aurait arrangé tout le monde.
    Alexander était allongé sur le sol, au milieu du hall. Sa respiration était irrégulière, mais il était hors de danger. Il était trempé et frissonnait à cause du froid, mais personne n'avait songé à lui donner de quoi se réchauffer. Seul un soulagement évident se ressentait autour de lui. Arsenios devait faire quelque chose. Pourtant, la tâche était ardue. En effet, punir quelqu'un qui désirait la mort se révélait peu efficace et ne faisait qu'augmenter le trouble qui régnait dans la maison. Cela, il l'avait compris. Il avait donc songé à l'exécuter, certain qu'Alexander ne s'opposerait pas à ce projet. Cependant, le doute avait fait récemment son apparition : et si Alexander était en réalité envoyé par les dieux pour le punir d'avoir capturé la prêtresse Eulalia ? Les desseins des dieux étaient toujours obscurs. S'ils décidaient de se venger de lui parce qu'il avait profané le temple de l'un d'entre eux, avait-il alors le droit de se débarrasser de sa punition ? Ou risquerait-il au contraire d'attiser la colère des dieux à son égard ? Arsenios, comme tout grec de l'époque, était superstitieux. Ce qu'il craignait le plus était la colère des dieux. La possibilité pour qu'elle se déchaine contre lui s'il tuait Alexander avait de quoi faire réfléchir. Il est vrai que c'était un jeune homme étrange, très fidèle au temple et avide de liberté. Cela suffisait-il à faire de lui un envoyé des dieux ? Nous savons tous à l'heure actuelle que ce n'était pas le cas, que la ferveur d'Alexander Théo venait simplement de l'éducation promulguée par sa mère. Néanmoins, Arsenios n'avait pas cette certitude, et c'était la seule raison qui l'avait poussé à retenir son geste. Il n'avait guère envie de devenir un supplicié des enfers. Sans compter qu'épargner le jeune esclave le ferait passer pour un homme bon. Cette perspective-là était plutôt intéressante.
    Arsenios s'éloigna donc de l'attroupement. Alexander venait d'ouvrir les yeux, ignorant à ce moment-là que son maître venait justement de trouver une solution à son problème.

    Ce jeune homme a besoin d'aventure.

    Il fut vendu dans les jours qui suivirent à un marchand de la cité, Epaphras. Celui-ci comptait effectuer quelques livraisons dans les cités du Nord et avait besoin d'hommes supplémentaires pour décharger sa cargaison depuis que ses précédents esclaves avaient été tués lors d'une attaque de brigands. Il ne fut guère effrayé par les tendances suicidaires d'Alexander, trouvant en effet son compte dans la force physique de son corps athlétique. Il trouvait également que celui-ci avait de beaux yeux, ce qu'il considérait comme un signe favorable des dieux. Le jeune homme fut alors arraché à un foyer qu'il n'adorait que pour la déesse Hestia pour rejoindre les routes. Ce changement de vie radical fut accueilli avec une indifférence très grande. Alexander voyait là le moyen d'échapper à ses souvenirs passés.

    Avait-il honte de vouloir à tout prix quitter la vie ? Il s'était parfois posé cette question alors qu'il marchait sur des chemins qui n'en finissaient pas, quand la douleur le ramenait à la dure réalité et qu'il ignorait s'il était sûr de vouloir continuer. Pouvait-il l'être, d'ailleurs ? Il se demandait s'il n'avait pas perdu le goût de vivre. Alors il s'en référait à la honte pour vérifier qu'il lui restait une pointe d'humanité. C'était la souffrance qui dominait en son cœur. Il n'avait pas honte de la fuir, tant elle lui faisait mal. Il aurait simplement voulu qu'elle cesse, sans pour autant faire revenir sa mère, car il n'est guère convenable de faire revenir un mort du royaume sacré d'Hadès. Parfois, il cherchait à comprendre d'où venait cette douleur, ne serait-ce que pour se prouver qu'il était plus fort qu'elle. Alors la honte le submergeait. Sa conduite était ridicule. Il dénigrait la vie que les dieux lui avaient offert. S'il se trouvait sur la route, loin des temples, c'était justement parce qu'il s'était éloigné d'eux sans s'en rendre compte. Ils lui montraient cette distanciation par cet éloignement physique avec les lieux de culte. Il n'était pas né libre et ne le serait probablement jamais. Son destin ne lui appartenait pas, pas plus qu'à tout autre grec. Il fallait qu'il s'adapte à la situation. Ces pensées secrètes étaient très apaisantes. Il commença alors à s'ouvrir aux autres, en premier à Epaphras.
    Celui-ci fut étonné de voir Alexander réagir après pratiquement un mois de voyage. Durant cette période, il l'avait cru muet. Le jeune homme marchait comme un fantôme, ses gestes paraissaient mécaniques, mais on sentait la retenue de quelque chose qui le dépassait et qui l'empêchait de vivre pleinement. L'ombre de la mort, qui planait sur lui depuis deux mois, avait fini par s'évaporer telle la flaque d'eau sur la terre sèche. Cela passa tout d'abord par des expressions du visage. Parfois, un sourire énigmatique réussissait à percer le masque inexpressif d'Alexander, le rendant beaucoup moins sinistre qu'il l'avait paru. Il souriait pour un rien : parfois, il avait entendu quelque chose de comique dans la bouche de quelqu'un, et d'autres fois il semblait juste signifier le bonheur qu'il avait de se trouver en plein air. Ensuite, le jeune homme commença à se sentir concerné par ce qu'il faisait. Lorsqu'il était envoyé chercher du bois pour le feu le soir, il y allait d'un pas plus décidé et revenait avec plus de branches qu'auparavant. Il défaisait les bagages d'Epaphras avec beaucoup plus de délicatesse. Et puis vint le jour où Alexander s'exprima vraiment pour la première fois. Il était aux alentours de midi, le soleil brûlait les épaules nues des esclaves, le vent ne soufflait pas, permettant à la chaleur étouffante d'accabler les pauvres voyageurs. Alexander s'efforçait de ne pas sentir la douleur provoquée par les coups de soleil. Il avait l'habitude de refluer la douleur physique. Étrangement, ce fut ce jour-là qu'il se rendit compte qu'il pouvait faire de même avec la souffrance de l'esprit, et même mieux encore : s'en débarrasser définitivement. Il avait déjà senti qu'il se libérait, mais à présent, il était prêt à passer à l'étape supérieure et à vivre normalement. Aussi laissa-t-il échapper :

    « Je vais bien. »

    Epaphras se retourna sur sa monture, intrigué par l'étrange voix grave qu'il avait entendue dans son dos. Il s'attendait à voir un inconnu menaçant, peut-être un peu fou pour prononcer une phrase pareille. Mais il n'y avait que le jeune Alexander, qui avançait d'un pas souple. Habituellement, il avait plutôt une démarche raide, mais ce jour-là, ses mouvements paraissaient vraiment élégants. Le jeune homme lui-même semblait heureux. Ses yeux verts étaient tournés vers le ciel, il devait d'ailleurs les plisser tant celui-ci était lumineux. Epaphras remarqua que le jeune homme souffrait des épaules à la manière qu'il avait de les bouger. Il n'y avait personne d'autre que lui assez proche pour pouvoir parler aussi bas, mais cela paraissait illogique puisque malgré l'allégresse du jeune homme, il n'était pas exactement bien. Pourtant, Epaphras lui demanda :

    « Est-ce toi qui as parlé ? »

    Pendant quelques secondes, il ne répondit pas. Puis il sembla se rendre compte que cette remarque lui était adressée. Il cessa de regarder le ciel pour fixer un point vague quelque part sur terre – il paraissait ébloui.

    « Bien sûr.
    - Tiens donc. Tu parles ?
    - Bien sûr.
    - Mais tu n'as pas l'air doué pour mener une conversation.
    - Sans doute. »

    Epaphras abandonner l'idée d'engager la conversation. Qu'Alexander parle ou non n'avait au fond aucune importance, même s'il était étonné de voir que celui-ci était lui aussi pourvu d'une voix. Le jeune homme semblait simplement incapable de s'en servir correctement.

    Lorsque le soir venait, Alexander se couchait toujours sur le dos afin d'avoir le domaine de Zeus face à lui. Il admirait les constellations et avait parfois la pensée un peu absurde de vouloir lui aussi en devenir une à sa mort. À moins qu'il ne se transforme en fleur, comme Narcisse. Mais il savait qu'il rejoindrait les enfers, qu'il y retrouvait sa mère puisqu'il n'avait plus l'intention de se suicider mais attendrait patiemment que la mort des braves gens vienne l'enlever. Il entendait les voix chuchotées des membres de la compagnie et l'associait parfois à la voix des spectres. Il dormait toujours à l'écart, assez loin du feu, dans un endroit dégagé où il pouvait sentir le souffle du vent sur sa peau. Il aimait se sentir seul parce qu'il avait l'impression de voyager seul, en homme libre. Il passait ses journées en compagnie des autres et commençait à se lier d'amitié avec certains d'entre eux.
    Chaque escale dans une nouvelle cité était l'occasion de nouvelles découvertes. Le plus dur était évidemment de décharger la cargaison d'Epaphras. Certains articles étaient particulièrement lourds, à tel point qu'il fallait se mettre à plusieurs pour réussir à les installer. Il devait parfois livrer des meubles volumineux à des maitresses de maison assez peu au courant de la difficulté d'un tel travail. Elles lui indiquaient où poser le meuble et le laissaient se débrouiller. Alexander demandait parfois l'aide des esclaves de la maison, qui la lui refusaient rarement. Lorsqu'il avait fini son travail, il se rendait de nouveau aux temples de la ville. Il y croisait parfois Epaphras en pleine conversation, discutant sans doute de nouvelles commandes qu'il rapporterait à la prochaine livraison. Lorsque le marchand se rendit pour la première fois compte de la présence d'Alexander, il en fut étonné. Bientôt, il s'habitua à voir le jeune homme aller prier toutes les divinités. Pour Alexander, cette occasion de se rendre dans autant de lieux sacrés était une véritable bénédiction. Epaphras n'avait d'ailleurs rien contre le fait de le laisser prier ; il trouvait au contraire que c'était la preuve de la docilité de son esclave. Il ne s'interposait pas à ses visites, ce qui permit de conserver de bons rapports entre eux deux.

    Pendant trois ans, Alexander accompagna les convois d'Epaphras. À la fin de chacun d'entre eux, il rentrait à sa cité natale pour deux mois, le temps qu'Epaphras recharge ses stocks. Il en profitait pour se rendre à la sépulture de sa mère, marquée par un simple tas de terre et une petite étoile en fer. Il s'en était occupé lui-même, ce qui lui avait permis de lui choisir un endroit qui lui semblait agréable et assez digne d'elle à la fois. S'il avait délégué cette tâche aux esclaves d'Arsenios, il aurait certainement été déçu. S'il avait été libre et riche, il lui aurait construit une magnifique stèle où il aurait inscrit son amour pour les dieux, dont il était le digne héritier. Il continuait à prier aux temples, toujours avec la ferveur. Il y croisait parfois des prêtresses qui se souvenaient de lui lorsqu'il était plus jeune. Voir qu'il n'avait pas été oublié lui réchauffait le cœur.
    Ses rapports avec les autres esclaves d'Epaphras étaient pour la plupart cordiaux. L'un d'entre eux, le jeune Xio, de trois ans son cadet, était arrivé peu après lui. Alexander l'avait pris sous son aile et les deux jeunes hommes travaillaient avec zèle lorsqu'ils étaient ensemble. Ce duo fonctionnait à merveille. Lorsque vint le moment de se séparer de lui, Alexander sentit qu'il avait de nouveau perdu une part importante de lui-même. Il ne pouvait cependant empêcher Epaphras de vendre ses esclaves à qui il le souhaitait. Le marchand disait qu'il était nécessaire de renouveler régulièrement sa main d'œuvre.

    Deux mois après avoir perdu Xio, un changement eut de nouveau lieu dans la vie d'Alexander. Un jeune citoyen à peine plus âgé que lui se présenta auprès d'Epaphras alors qu'ils étaient de nouveau. Il se nommait Hyver et désirait acheter Alexander à un prix correct. La transaction fut faite rapidement. Alexander, pour sa part, ne voyait aucun inconvénient à quitter le convoi. Sans Xio, il ne voyait aucun intérêt à y rester, d'autant plus qu'il visitait toujours les mêmes villes. La découverte était passée, et du moment qu'il avait des temples, il n'y voyait pas de différence. Pourtant, il eut un pincement au cœur lorsque Epaphras, après l'avoir présenté, s'éloigna pour retourner vers sa compagnie. Il était seul face à son nouveau maître, un jeune homme d'un an son aîné et pas beaucoup plus grand que lui. Il avait l'habitude des hommes d'expérience, aussi trouva-t-il perturbant de se retrouver avec quelqu'un d'aussi jeune. Hyver lui-même semblait gêné. Sa peau était plus claire que celle de l'esclave, mais il avait la même couleur de cheveux. Ses yeux étaient des plus banals, d'un gris qui lui donnait un regard indifférent. Il avait lui aussi une forte musculature, mais on voyait qu'au contraire d'Alexander, c'était les armes et non le travail qui l'avaient bâtie. Il était troublant de constater à quel point ils pouvaient se ressembler tout en étant radicalement différents. Hyver finit par mettre un terme à ce face à face gênant en lui faisait signe de le suivre. Alexander remarqua toute la noblesse de sa démarche, bien différente de la sienne, élégante mais irrégulière.
    Ils finirent par arriver devant une somptueuse villa grecque. En comparaison, la maison d'Arsenios ressemblait à une demeure de pauvres. Hyver le fit entrer, puis il se rendirent au jardin. Alexander croisa quelques esclaves qui ne firent pas attention à lui. Il nota également qu'ils ne semblaient pas très dévoués à Hyver, puisqu'ils se contentaient de passer à côté de lui sans le regarder. Le jeune homme commenta d'un ton neutre :

    « Les esclaves personnels de mes parents. »

    Sa voix était grave, mais rien de comparable avec celle d'Alexander. Elle était bien plus douce et engageante. Le jeune esclave la trouva fort jolie dès qu'il l'entendit, mais il savait que cela ne reflétait pas ce qu'était véritablement l'homme qui était devenu son maître. Hyver s'installa sur un banc, Alexander se positionna à quelques pas de lui, sans pour autant être trop proche. Hyver prit alors la parole.

    « Vois-tu, j'ai l'intention de quitter la maison de mes parents. Et sans leur approbation, qui plus est... On leur a dit de ne pas faire attention à moi pour éviter que je parte avec la complicité de l'un d'eux. »

    Cette situation était singulière. Pourquoi des parents refusaient-ils de laisser partir leur fils ? Alexander garda le silence, attendant que le jeune homme continue.

    « Je suis le plus jeune de la famille, et ma part de l'héritage reste relativement modeste. Ils voudraient me marier à une jeune fille qui n'a aucun charme afin de pouvoir créer une nouvelle alliance politique. Le schéma classique. Je refuse de me conformer à cette vie-là. »

    Hyver se tut de nouveau. Alexander sentait son envie de se confier et de trouver quelqu'un qui pourrait le comprendre et l'aider. Hyver préféra aborder le sujet sous un autre angle.

    « Cela fait trois ans que je t'ai vu dans le convoi d'Epaphras. Tu livres des meubles aux riches citoyens, et tu es même venu ici pour ce banc sur lequel je suis assis. À chaque fois que le convoi s'arrête en ville, on a toujours l'occasion de te voir dans un des temples de la cité. Dis-moi, à quel point adores-tu les dieux ? »

    Alexander prit le temps de réfléchir. À présent qu'on lui faisait remarquer, il se souvenait vaguement d'être venu dans cette maison. Il n'avait pas remarqué le plus jeune fils de la famille, mais ce dernier connaissait déjà sa ferveur religieuse. C'était vraiment troublant. Il n'était guère étonnant que les deux hommes soient gênés.

    « Ma mère m'enseigna à les aimer et à les respecter. Elle était prêtresse, auparavant, et puis... Elle a été capturée. Elle connaissait si bien les dieux qu'elle m'a transmis son adoration. Ils n'ont rien à faire d'un esclave, mais je n'attends pas d'eux qu'ils m'aident ou me récompensent. Je les remercie d'avoir créé le monde, et même si j'y occupe une place misérable, je dispose d'un bien précieux : ma vie. Même si elle appartient à un autre, elle reste malgré tout la mienne. Quand viendra la mort, je pleurerai de l'avoir perdue. Ce temps n'étant pas encore arrivé, j'essaie de vivre. Tout simplement. »

    Hyver accueillit cette réponse avec sérieux. Il semblait avoir compris quelque chose. Sa détermination s'était raffermie. Il se leva et entraina Alexander vers la sortie.

    « Suis-moi. Il semblerait que je peux te faire confiance. »

    Ils déambulèrent tous deux dans les rues dans le plus grand silence. Alexander ne savait pas vraiment que penser de ce jeune maître un peu rebelle. Hyver faisait preuve quant à lui d'une concentration extrême, comme si ce qui se déroulait actuellement était de la plus haute importance. Ils entrèrent alors dans le temple de Zeus, où ils pourraient discuter avec honnêteté sous le regard du chef suprême des dieux. Hyver avait désormais les yeux brillants. Il semblait passionné par ce qui allait suivre. Il entraina l'esclave vers un coin discret avant d'engager la conversation.

    « Il existe une cité dans le Nord, une cité qui se nomme Héllenos. Beaucoup pensent qu'il s'agit d'une légende, mais je suis intimement convaincu qu'elle existe. C'est là que j'ai l'intention de me rendre. Mon père s'y oppose, il pense que je vais errer sur les routes à la recherche d'une utopie. Il ne me laissera jamais partir. Pourtant, cette cité est extraordinaire. À ce qu'on dit, plusieurs peuples s'y croisent, des humains, des nymphes, des satyres... On raconte même qu'on pourrait y rencontrer les dieux eux-mêmes ! Cette perspective ne vaut-elle pas qu'on risque sa vie pour eux ? (Alexander avait à présent lui aussi les yeux brillants) Seul, je ne peux m'y rendre, et je ne peux compter sur le soutien des esclaves de ma famille. Il me faut quelqu'un avec moi. Quelqu'un qui me soutienne et qui a le même but que moi. Acceptes-tu d'être cet homme-là ?
    - Je ne vois pas pourquoi tu me le demandes, si tu m'as payé. Ce serait au contrôle mon rôle.
    - J'ai besoin de pouvoir faire confiance à quelqu'un. Je ne veux pas vraiment un esclave à mes côtés, mais plutôt un compagnon. Tu comprends qu'il est impossible de demander cela à un citoyen, ils refusent toujours de quitter leur petite vie tranquille pour se lancer à l'aventure. Je sais que tu adores les dieux. À ton air, je devine tout de suite que ma proposition t'intéresse. Je veux que tu m'accompagnes jusqu'au Nord, et je t'offrirai la liberté quand nous y serons. Mais je veux ton accord. Acceptes-tu ?
    - J'accepte. Et pas seulement en tant qu'esclave. »

    Hyver sourit à la réponse d'Alexander. Son soulagement était visible. Il allait enfin pouvoir réaliser son rêve – et compter sur quelqu'un qui avait le même que lui. Ils partiraient le soir-même.

    Être sur la route aux côtés d'Hyver avait quelque chose d'assez particulier. Alexander aurait eu du mal à expliquer ce qu'il ressentait. Hyver prenait toujours la tête, décidait des itinéraires et avançait d'un pas décidé. Pourtant, il se montrait conciliant avec Alexander et lui demandait son avis. Il voulait engager la discussion. Le jeune homme avait compris ce que signifiait pas seulement en tant qu'esclave. Il avait déjà un avant goût de la liberté et ça lui plaisait beaucoup plus que tout ce qu'il avait vécu auparavant. Se sentir loin des temples n'avait aucune importance, car le voyage qu'il entamait le rapprochait plus certainement encore du monde des dieux.
    Hyver l'interrogea sur son enfance. Alexander lui décrivit donc la vie entre les champs, la forêt et les temples. Un jour, ils abordèrent le caractère suicidaire d'Alexander, qui s'était manifesté trois ans plus tôt.

    « Ainsi, tu as tenté de te suicider ? demanda Hyver. Pour quelle raison ?
    - J'avais perdu ma mère. Tu sais, elle comptait énormément pour moi, même si je n'avais aucun scrupule à lui mentir, parfois. Je me suis senti dépossédé de la seule chose que je pouvais perdre : son amour. C'était une impression atroce. J'avais toujours rêvé de liberté, mais j'avais tenu jusque là en me disant que ce que je faisais, c'était pour elle. J'ignorais exactement comment cela était possible, mais je m'en étais convaincu. Elle était la seule à qui j'avais donné mon cœur, enfin, si on excepte les dieux, évidemment. La perdre, c'était perdre ma raison. J'ai tenté de me pendre, de me noyer, de me planter une lame dans la cœur, mais j'étais toujours incapable de mourir. Et puis j'ai été vendu à Epaphras. Je quittais mon ancienne vie, celle où ma mère m'appartenait. Je ne sais pas comment j'ai fait, mais j'ai fini par vouloir combattre cette faiblesse que je sentais poindre en moi.
    - Et tu n'envisageais pas d'autre solution que la mort ?
    - La mort me l'avait ravie. C'était comme si elle m'avait déjà pris la vie, mais qu'elle refusait de m'accueillir dans le royaume d'Hadès. Comme une âme errante, sans sépulture. Je préfère errer aux enfers plutôt que sur terre, car sur terre, c'est la vie, et l'errance est le temps qui se perd. Ma mort, elle, est éternelle, et je la possèderai vraiment.
    - C'est une vision très négative.
    - Je n'avais que celle-ci, à l'époque.
    - Et maintenant, serais-tu encore capable de te suicider ?
    - Je l'ignore. J'aimerais me convaincre que non, mais j'ai toujours un doute quand je l'affirme. »

    Après six mois de voyage sur les terres grecques, six mois à subir pluie et soleil brûlant, à échapper aux tempêtes terribles comme aux bêtes féroces, à vivre dans la nature en compagnie d'un homme qui ressemblait de plus en plus à son égal, à éviter les brigands et les pièges de la nature, Alexander atteignit finalement la cité d'Héllenos. Hyver l'avertit qu'il pouvait la distinguer au loin. Elle ressemblait à d'autres cités grecques, mais elle avait quelque chose de particulier. Elle était plus éblouissante. Alexander la contemplait, visiblement captivé parce qu'il voyait. Puis il sentit la main d'Hyver sur son épaule. Le jeune homme lui souffla :

    « Je crois que tu aimerais passer les murs de la cité en étant libre.
    - Ce serait bien.
    - Considère-toi désormais comme affranchi, dans ce cas. J'aimerais te le dire d'une manière plus conventionnelle, pour symboliser la liberté d'avoir une nouvelle vie. Mais ce serait superficiel. Nous avons passé trop de temps ensemble pour qu'une telle distance nous sépare.
    - Je ne pourrais jamais te remercier assez pour m'avoir offert ce dont je rêvais. Ma liberté, bien sûr, mais aussi me rapprocher des dieux.
    - Moi non plus, je ne pourrais jamais te remercier suffisamment. Tu m'as permis aussi de me libérer, en quelque sorte, et d'accomplir mon rêve. Lorsque nous serons en ville, nos chemins se sépareront. Mais j'espère pouvoir compter sur ton amitié, là-bas.
    - Je l'espère aussi, Hyver. »

    La scène paraissait surnaturelle. Les deux jeunes hommes sentaient qu'ils avaient enfin obtenu ce qu'ils désiraient.

    Six mois à présent qu'Alexander vivait à Héllenos. Six mois qu'il avait franchi les portes de la cité en compagnie de son ami, qu'il s'était senti déchiré en abandonnant son ami, qu'il s'était construit un nouvel vie d'homme libre. Pourtant, Alexander n'avait pas voulu la richesse. Il avait croisé les différents peuples, et même parfois des dieux, bien qu'ils se montrent plus rares car moins nombreux. Il était un vagabond, se rapprochant par là de ces philosophes antiques qui discutaient avec les autres pour les faire réfléchir, à la différence près qu'Alexander n'avait rien à partager. Parfois, il offrait ses services aux personnes qui en avaient besoin, permettant ainsi de récolter assez d'argent pour pouvoir. Il possédait une petite maison renfermée, mais qui suffisait à ses besoins. Il ne vivait pas dans l'abondance, et souffrait parfois de manques, mais cette vie lui plaisait. Il n'avait que peu de nouvelles d'Hyver, mais il était toujours ravi quand il le rencontrait. Alexander ne se posait plus de question. Désormais, il était libre de faire ce qu'il lui plaisait.


    Comment avez-vous connu le forum ?
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    Les Sirènes, durant l'Antiquité, étaient mi-femmes mi-oiseau. ^^ Mais j'aimais bien le contexte, donc...


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Dernière édition par Alexander Théo le Sam 9 Avr - 23:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Jeu 7 Avr - 19:54

Tout d'abord, bienvenue.
Ta présentation est bien mais pas très lisible. Pourrais-tu y remédier STP.
Autrement, tout est bon. J'ai bien aimé ton histoire.

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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Sam 9 Avr - 15:54

Il suffit simplement d'activer le HTML, une mise en page spécifique apparaît, qui rend beaucoup plus agréable la lecture. (=

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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Sam 9 Avr - 23:03

Je viens d'autoriser le HTML. Je te laisse éditer.^^

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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Sam 9 Avr - 23:55

Merci à toi. ♥
Ça devrait être bon, à présent. ^^

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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Dim 10 Avr - 12:54

Pour ma part, je ne vois aucun changement.

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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Lun 11 Avr - 18:29

Cette fois c'est bon. Pour moi tout est bon.
j'attends juste la réponse d'Athéna.

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MessageSujet: Re: AT ; « Qui connait mieux les dieux ? » HUMAIN   Lun 11 Avr - 18:38

C'est bon pour moi également.
Bienvenue parmi nous Alexander Théo !Very Happy

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